On n’a toujours pas retrouvé le corps…
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On n’a toujours pas retrouvé le corps…
*Miss : Bipède humanoïde s’habillant au choix d’un maillot de bain pas fait pour nager ou d’une robe de soirée à paillettes uniquement faite pour pailleter, ne se nourrissant que les jours pairs, et faisant miraculeusement des études supérieures malgré un QI d’huître croisée moule.
Couleur : le rose. Chiffres : le 90, le 60, le 90. Animal : la dinde. Objet : la cruche. Planète : autre…
Bon ok c’est facile, méchant et entendu de se moquer. J’ai honte ! Je me sens comme un caniche.
Et ce n’est pas fini :
Escalade Mag, le magazine qui vous manquait !
(grimpeur égaré, va sur leur site web, ce mag contient également de bons articles et de splendides photos)
Vous le savez, vous êtes malins, il ne
faut pas croire tout ce qu’on vous raconte. Les légendes et autres
contes, les mensonges traversant les siècles, les reportages
té-èf-1-iens, les "un copain m’a dit qu’un des ses copains
avec un copain qui, si si je t’assure", il faut s’en méfier.
Non, Nessie, le monstre du Loch Ness,
n’a jamais existé.
Non, le nuage de Tchernobyl ne s’est
pas arrêté à la frontière franco-suisse.
Non, fermer les yeux quand on éternue
n’est pas un réflexe conçu pour éviter que les globes oculaires
soient propulsés hors du crâne sous la pression de l’éternuement.
Et non, Prince Jean n’a pas bénéficié
de l’appui de papa (attention, une subtile blague se cache dans cette
négation, sauras-tu la reconnaître ?)
Bref, les fausses croyances et la
désinformation sont partout, dans tous les domaines, même dans
celui ô combien sacré de… la charcuterie. Ainsi, alors que je me
délectais de coppa et autre lonzu traditionnels lors de vacances
automnales en Corse, j’ai appris d’un passionné du cru que le
saucisson d’âne n’était autre qu’un produit purement touristique et
aucunement Corse. Car tuer un âne en Corse pour le manger, ce serait
comme tuer le toutou-à-sa-mémère pour le manger. L’âne corse est
travailleur (si si), indispensable dans les montagnes, et il n’y a
guère que pendant la guerre, quand la famine sévissait, que
quelques vieux ânes paresseux et lunatiques ont été mangés sur
l’île de beauté.
Alors me direz-vous, pourquoi
parle-t-on tant du saucisson d’âne Corse ? Wikipédiez ou googlez,
mes explications s’arrêtent là, je n’ai pas que ça à faire non
plus, bande de feignants !
…
Bon, d’accord. Le saucisson d’âne est
sarde. De Sardaigne quoi (révision pour les nuls et les habitués
du dernier rang près du radiateur : la Sardaigne est une grande île
située au sud de la Corse). Mais il y a longtemps, très longtemps,
l’année de la naissance de Nessie je crois, les premiers "touristes"
(guillemets car à l’époque je ne suis pas sûre que la notion de
tourisme existait) qui visitaient la Sardaigne achetaient là-bas
du saucisson d’âne, puis rentraient en France en passant par la
Corse. De là cric-crac raccourci saucisson-sardaigne-corse,
saucisson corse. Plus tard, la demande des touristes "vous avez
du saucisson d’âne ?" devenant pressante et importante chez
tous les charcutiers corses, ceux-ci se sont mis à en fabriquer.
Avec des ânes sud-américains importés (information non vérifiée).
Comme quoi, l’offre et la demande, ça commence aussi avec les
légendes…
Mes globes oculaires, eux, ont encore
du mal à rester dans leurs orbites quand j’entends parler des
derniers rebondissements de l’affaire Prince Jean. Mais on a
suffisamment parlé d’ânes pour aujourd’hui !
Exemple de dialogue dans un commerce-qui-veut-ouvrir-le-dimanche :
Patron : Norbert, t’es volontaire pour travailler le dimanche ?
Norbert : Ben c’est à dire que je travaille déjà le samedi, alors le dimanche c’est le seul jour où je peux voir ma femme et mes gosses…
Patron : Donc tu n’es pas volontaire ?
Norbert : Ben… non.
Patron : Au fait ta femme, elle a retrouvé du boulot ? Parce que bon, hein, c’est la crise, il ne s’agirait pas que tu perdes ton job toi aussi, sinon ça va être carrément la galère.
Norbert : …
Patron : T’es toujours pas volontaire pour travailler le dimanche ?
Norbert : Ben… s’il le faut, d’accord alors…
<le soir au 20h, reportage TF1>
Norbert est content de travailler le dimanche, il est volontaire. Vive le travail le dimanche, cela va relancer la croissance, sauver notre pays !
… Putain les gens, arrêtez de regarder TF1, arrêtez de croire ce qu’on nous raconte, et ne faites pas vos courses le dimanche : pas de client, pas de profit, les patrons partisans du travail le dimanche ne feront pas de bénèf ce jour-là, ne voudront plus vraiment ouvrir, et on arrêtera de nous faire chier avec l’ouverture des commerces le dimanche !!!
(c’est con que tu sois parti en vacances juste au moment de cette spéciale dédicace, tant pis pour toi !)